Pourquoi doit-on absolument posséder un A en tant que jeune conducteur ?
Pourquoi doit-on absolument posséder un A en tant que jeune conducteur ?

Pourquoi doit-on absolument posséder un A en tant que jeune conducteur ?

En tant que jeune conducteur, il y a plusieurs règles à respecter en matière de conduite. Parmi ses règles, l’apposition du sigle « A » rouge à l’arrière de sa voiture durant une période donnée. Une règle que certains jeunes conducteurs rechignent à suivre, mais qui est pourtant une obligation.

Alors que signifie le « A » à l’arrière d’un véhicule ? Pourquoi est-il obligatoire ? Quelles sont les règles appliquées uniquement aux jeunes conducteurs ? Réponses !

À quoi sert le « A » chez les jeunes conducteurs ?

En France, il existe plusieurs règles qu’un jeune conducteur se doit de suivre une fois le permis de conduire obtenu. Cela implique notamment de souscrire à une assurance auto jeune conducteur. Mais aussi de respecter des réglementations spécifiques sur la route et d’apposer un macaron avec le sigle « A » à l’arrière de son véhicule.

Le A signifie en fait « Apprenti ». Cet autocollant permet de signaler aux autres automobilistes la présence d’un jeune conducteur sur la route. Le A de jeune permis est obligatoire durant toute la période probatoire du permis de conduire. C’est-à-dire 3 ans dans la majorité des cas ou 2 ans pour les conducteurs ayant effectué la conduite accompagnée. L’autocollant avec le sigle A doit être apposé sur la carrosserie du véhicule. Il doit faire au minimum 15 centimètres de diamètre pour être facilement vu. Ce type de macaron est distribué en auto-école. On peut aussi facilement en trouver en supermarché ou encore en magasin d’articles automobiles.

Quelles sanctions sans cet autocollant ?

En tant que jeune conducteur, le A est obligatoire sur la route. En effet, les jeunes conducteurs se doivent de respecter des règles bien précises en matière de conduite qui diffèrent des règles suivies par les autres usagers. Pouvoir identifier un jeune conducteur est donc nécessaire pour les autres usagers de la route. Mais aussi pour les forces de l’ordre.

Ainsi, un conducteur en période probatoire qui n’aurait pas apposé son A de jeune permis à l’arrière de son véhicule s’expose à une amende forfaitaire de 35€. Celle-ci peut être minorée à 22€ si le paiement est effectué dans les 3 jours.

Si le véhicule utilisé est partagé par plusieurs personnes comme par exemple un jeune conducteur et ses parents, il n’est pas nécessaire d’enlever le macaron lorsque les parents utiliseront le véhicule. Si l’on souhaite éviter la confusion sur la route, on peut tout à fait choisir un disque magnétique amovible que l’on peut facilement mettre et enlever selon le conducteur. Mais attention à ne pas l’oublier ! Apposer un autocollant classique de jeune permis sur le véhicule le temps de la période probatoire reste donc la solution la plus simple.

Quelles réglementations pour les jeunes conducteurs ?

Pour éviter les comportements à risque sur la route et aider les jeunes conducteurs à devenir des conducteurs responsables, un certain nombre de règles sont à appliquer et associées justement à la présence du A de jeune permis sur le véhicule. En effet, ce A de jeune permis signifie « Apprenti », mais aussi que le conducteur doit prendre en compte certaines restrictions supplémentaires, et ce, tout au long de la période probatoire.

Les règles appliquées aux jeunes conducteurs doivent absolument être respectées pour obtenir le permis de conduire définitif et éviter d’être en infraction. Tout au long de sa période probatoire avec son A de jeune permis, le jeune conducteur doit :

  • Ne pas dépasser certaines limites de vitesse différentes d’une personne avec un permis classique soit 110km/h sur autoroute (au lieu de 130 le plus souvent). 100km/h sur route à chaussée séparée (au lieu de 110 le plus souvent) et 80km/h sur les routes nationales (cette réglementation reste inchangée depuis le passage à un grand nombre de routes nationales à une limitation à 80km/h).
  • Ne pas conduire avec plus de 0,2g d’alcool par litre de sang. Cela représente moins d’un verre. Ce qui signifie que la tolérance en matière d’alcool pour les jeunes au volant est quasi nulle.

Par ailleurs, un jeune avec un A ne dispose que de 6 points sur son permis probatoire. Certaines infractions qui coûtent également 6 points peuvent donc entrainer l’annulation du permis de conduire. C’est notamment le cas lors de l’absorption de drogues considérées comme stupéfiantes avant de prendre la route. En cas de contrôle routier par les forces de l’ordre, si le test s’avère positif, c’est un retrait de 6 points qui est encouru. Le permis est alors invalidé s’il s’agit de la première année de permis.

Assurance jeune conducteur, quelles spécificités ?

Enfin, un jeune conducteur disposant d’un A sur son véhicule doit aussi disposer d’une assurance auto jeune conducteur. En effet, disposer d’une assurance auto est obligatoire par la loi. De plus, les jeunes conducteurs peuvent se voir appliquer un supplément de prime. Cette surprime se cumule avec le système de bonus/malus. Son montant est moins élevé pour les jeunes conducteurs ayant suivi une formation anticipée de l’apprentissage de la conduite. Le calcul de la surprime est effectué en fonction du type de véhicule et de l’âge du conducteur. Cette majoration du coût de l’assurance diminue de moitié chaque année.

Ainsi la surprime est appliquée à 100% la 1ère année de permis. 50% la 2ème année, à 25% la 3ème année et disparait pour basculer sur un contrat classique au cours de la 4ème. Il est donc recommandé aux jeunes conducteurs d’opter pour un véhicule qui ne nécessite pas beaucoup de dépenses en matière d’assurance pour limiter le coût total avec la surprime.

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